Le Gravier Cosmique

Tout sur les astéroïdes Le blog de l'Oeil d'Horos

Ma Photo

Les notes récentes

  • Fans de Camelot II
  • Va donc vulgariser Vulcain...
  • Pallas Athéna
  • Elles veulent tout !
  • La combinaison des astéroïdes entre eux
  • Quelques notes sur... Rhéa
  • Chiron et les 5 crises majeures de l'existence
  • Eris en astrologie
  • Cérès, la mal aimée de l'astrologie
  • Nombres et astéroïdes

Catégories

  • Astrologie
  • Astronomie
  • Culture
  • Généralités

Archives

  • février 2010
  • novembre 2009
  • août 2009
  • mai 2009
  • avril 2009
  • décembre 2008
  • novembre 2008
  • septembre 2008
  • juillet 2008
  • avril 2008

Plus...

Les commentaires récents

  • Annlor sur Fans de Camelot II
  • Tsilikat sur Fans de Camelot II
  • Annlor sur Pallas Athéna
  • Tsilikat sur Pallas Athéna
  • L'Oeil d'Horos sur Pallas Athéna
  • Tsilikat sur Pallas Athéna
  • M@XiNOU sur Pallas Athéna
  • L'Oeil d'Horos sur Cérès, la mal aimée de l'astrologie
  • Annlor sur Astéroïdes thérapeutes
  • J Léger sur Astéroïdes thérapeutes

La mission Dawn

Voyage aux sources du système solaire : Cérès et Vesta

Le but de la mission Dawn est de déterminer les conditions et les processus des tout débuts du système solaire, en examinant deux des plus grandes proto-planètes, restées intactes depuis leur formation. Cérès et Vesta se trouvent en compagnie de nombreux autres petits corps célestes, dans une large zone située entre Mars et Jupiter, qu'on appelle la ceinture d'astéroïdes. Chacune a suivi un chemin d'évolution très différent imposé par la diversité des processus à l'oeuvre durant les premiers millions d'années du système solaire. (...)

Dawn a beaucoup à offrir au grand public. Elle rapporte des images de paysages divers et inédits : montagnes, canyons, cratères, fleuves de lave, calottes polaires, et peut-être d'anciens lits de lacs ou de rivères asséchés. (...)

La question de premier plan à laquelle cette mission répond est le rôle de la taille (de la planète) et de l'eau pour déterminer l'évolution des planètes. Cérès et Vesta sont les deux petits corps célestes adéquats à qui poser une telle question, car elles sont les plus massives des proto-planètes, des bébé-planètes dont la formation a été interrompue par Jupiter. Cérès est très primitive et humide, alors que Vesta est évoluée et sèche.

Les instruments d'observation embarqués dans la sonde sont très complets, éprouvés, et similaires à ceux qu'on utilise déjà pour Mercure, Mars, la Lune, Eros ou des comètes. L'équipe scientifique est composée d'experts en matière de planètes rocheuses ou de glace, et qui utiliseront des techniques de mesure et d'analyse reconnues.

Dawn présente tout le potentiel pour faire des découvertes conduisant à un changement de paradigme. Cérès pourrait avoir des processus hydrologiques actifs se traduisant par des calottes polaires d'eau glacée, qui modifieraient notre compréhension de la constitution interne de ces corps. Elle pourrait aussi avoir une mince atmosphère qui la distinguerait des autres astéroïdes.

Les trois principaux moteurs scientifiques de la mission sont : premièrement que les astéroïdes capturent les tout premiers moments du système solaire, ce qui nous rendra capables de comprendre sous quelles conditions ces objets se sont formés. Deuxièmement Dawn déterminera la nature des "briques" constitutives dont sont formées les planètes, en améliorant notre compréhension de ce processus de formation. Enfin, elle comparera la formation et l'évolution de deux petites planètes qui ont suivi des chemins d'évolution très différents, et nous permettra de comprendre ce qui commande une telle évolution.

Cette mission arrive à point. Ce voyage dans le temps pour comprendre les conditions de formation du système solaire fournit un cadre pour l'observation de systèmes planétaires extra-solaires, il fournit des données sur le rôle des dimensions et de l'eau dans l'évolution planétaire, et lance un pont entre l'exploration du système solaire intérieur rocheux (de Mercure à Mars), et le système solaire extérieur glacé (de Jupiter à Pluton). Finalement il complète une exploration de premier ordre du système solaire intérieur, fournit à la Nasa le but de comprendre l'origine et la formation de ce système et complète les investigations à venir de Mercure, la Terre et Mars.

Après avoir été décidée en février 2004, la mission a été annulée sans sommation le 2 mars 2006. Le Jet Propulsion Laboratory a fait appel de cette décision le 23 mars. Le 27 suivant, l'appel était "entendu" et on apprit que la mission reprendrait, avec une nouvelle date de lancement fixée au 20 juin 2007.

source : site anglophone de la mission Dawn

Rédigé le 30/01/2007 à 14:23 dans Astronomie | Lien permanent | Commentaires (0)

Les plutinos

L'espace post plutonique

Les éléments qui vont suivre sont principalement tirés du site de Zane Stein, mondialement connu comme l'un des plus grand spécialiste de Chiron, mais manifestement intéressé également par d'autres astéroïdes que les Centaures.

La zone la plus "extérieure" du système solaire comporte plusieurs catégories (d'astéroïdes) dont l'une s'appelle "les plutinos".
Dorénavant le plus connu des Plutinos est... Pluton. 'Plutino' veut dire "petit pluton".

La définition astronomique qui en est donnée est : << objet de la ceinture de Kuiper qui entre en résonnance de 2:3 avec Neptune.>> Ceci veut dire que ces objets font deux fois le tour du zodiaque pendant le temps où Neptune en fait trois.

Zane Stein, au moment où il écrit, dénombrait les suivants : Rhadamantus et Huya, auquel il proposait d'ajouter Orcus. Sur le site de Wikipedia GB, Orcus fait partie de la liste avec également Ixion.

Quelques notions de mythologie et les points de découverte
Si ces noms ne signifient rien du tout pour nous, il vaut mieux faire un petit détour par la mythologie. Rhadamante et Ixion appartiennent à la grecque, Orcus à l'étrusque, ou peut être romaine où il désignait même un dieu plutôt gaulois... Huya est une divinité de la pluie pour un peuple sud-américain, c'est la divinité la moins facilement "connaissable" pour nos cultures occidentales.
Petite revue.

Rhadamante
Fils de Zeus et d'Europe. Après avoir mené une vie de mortel exemplaire marquée par une grande intégrité et pris le temps de devenir le second époux d'Alcmène (mère d'Héraklès), Rhadamante devint avec Eaque et Minos l'un des trois Juges des Enfers. Sa fonction était d'orienter les âmes des morts vers la Plaine des asphodèles, les Champs Elysées ou le terrible Tartare. Il se serait plus spécialement occupé des Champs Elysées, destinés aux âmes pures (et il n'y avait pas foule...).

Sur son site Z. Stein avance que Rhadamante s'occupait des âmes asiatiques, Eaque des âmes européennes, et que Minos tranchait entre eux deux lorsqu'ils  n'étaient pas d'accord dans les jugements rendus.

Tour du zodiaque en 295 ans et quelques. Rhadamante a été découvert à 1°48R de la Balance, qui est -- tout de même  -- un signe lié à la justice et dont le symbole renvoie clairement à la pesée. Ici Rhadamante est celui qui pèse les âmes, comme dans la mythologie égyptienne...

Ixion
Dans la mythologie grecque, Ixion est connu pour avoir abusé de la pitié des dieux (et notament de celle de Zeus). Connu pour ses actes barbares et moralement répréhensibles, les dieux le prennent en haine. Zeus tente de le racheter et le purifie avant de l'accueillir en Olympe. Malheureusement Ixion en profite pour tenter de séduire Héra, qui rapporte tout à son époux. Zeus suscite alors une fausse déesse ayant l'apparence d'Héra : Nephélé (la Nuée). Des étreintes d'Ixion et Néphélé naquirent les centaures. Selon d'autres versions, les centaures sont issus du fils d'Ixion et Nephélé : Centauros. Pour toutes ces raisons, Ixion finira au Tartare.

Tour du zodiaque en 248 ans environ. Découvert à 5°34 du Sagittaire. Ce qui est assez amusant étant donné son lien mythologique avec les centaures (pour mémoire le symbole du Sagittaire est un centaure archer).

Orcus
Selon le site Imago Mundi (le plus disert et le plus intéressant quoique fort bref) :

Dans la mythologie grecque Horcus était la personnification du Serment, vengeur du Parjure. Comme on jurait anciennement par le Styx, le nom d'Horcus passa au fleuve des Enfers, dont les eaux étaient si épaisses, qu'elles surnageaient comme de l'huile sur celles du fleuve Pénée, dans lequel elles se déchargeaient.
Par extension, le nom, sous la forme Orcus, aurait été donné au dieu de la Mort qui, chez les poètes latins, prend la place du Thanatos grec. La fable primitive lui avait donné pour mère Eris, la Discorde ; on en fit plus tard un fils d'Ether et de la Terre. Selon une autre version, Orcus n'était pas d'origine grecque, mais était un vieux démon latin de la mort, que les Romains auraient progressivement assimilé à leur dieu des enfers, Pluton. Le mot ogre est parfois rapproché de celui d'Orcus.

Il fait le tour du zodiaque en environ 248 ans. Découvert à 24°53 du Lion.

Huya
Dieu de la pluie des indiens Wayùu habitant le Vénézuela et la Colombie. La dénomination exacte en espagnol est "Juyà" mais l'orthographe en a été changé afin que la prononciation ne soit pas écorchée en anglais. Huya serait un dieu de la pluie, un guerrier, un chasseur, un séducteur et un habitant du monde sous le soleil.
Avec la déesse Pulowi, il forme un couple de divinités, associé à la procréation et la vie. Son épouse divine est reliée au vent et aux saisons sèches (Air / Sec), comme Huya est lié à la pluie (Eau / Humide). Il est également lié au concept de nomadisme en tant que chasseur  et considéré comme un "tueur puissant".

Apparemment rien à voir avec le nom du surintendant royal de la Reine Tyi (mère d'Akhenaton) et pour lequel on trouve également des références sous ce nom (Huya).

Tour du zodiaque : en 250 ans environ. Huya a été découvert à 18°39R de la Balance. Les aspects "guerrier, chasseur, tueur, séducteur" le rattachent plus particulièrement à l'axe Bélier-Balance, mais pas sa qualité "humide". Toutefois, les indiens Wayùu vivant sur des plateaux particulièrement arides, la bienfaisance d'un dieu de la pluie semble prendre alors un relief plus significatif.

Autres objets de Kuiper
Mais les Plutinos ne sont pas les seuls objets de la Ceinture de Kuiper. Une autre note sera l'occasion de parler des exotiques Cubewanos...

Rédigé le 20/11/2006 à 21:53 dans Astronomie | Lien permanent | Commentaires (0)

Exit Xena, bienvenue Eris !

Une belle pomme de discorde

2003 UB313, la planète naine la plus célèbre de ce début de siècle, officieusement surnommée Xena est depuis hier officiellement baptisée ERIS ! Sortie également "Gabrielle", son satellite qui devient Dysnomia.

Les références à ce nom sont empruntées à la mythologie grecque où Eris était majoritairement dépeinte comme la déesse de la discorde, plus rarement comme une déesse plus positive de l'émulation.

Le choix d'un tel nom (impulsé par le découvreur Mike Brown) peut sembler couler de source : en effet dès son apparation Eris a commencé à semer le trouble !!! Le résultat retentissant de toute cette affaire n'a pas été une nouvelle guerre de Troie mais l'éviction de Pluton du rang de planète...

Il existe un second clin d'oeil dans le choix du nom du satellite "Dysnomia". Cette fille d'Eris est l'un des fléaux échappé de la boîte de Pandore, dont on nous dit en anglais qu'elle est "the Daimon spirit of lawlessness", à peu de choses près l'esprit de l'anarchie.
Or si l'on se souvient, le nom de l'actrice incarnant Xena dans la série éponyme était "Lucy Lawless"... Quel farceur ce Mike !!

Prochainement : quelques indications astronomiques sur Eris...

Rédigé le 15/09/2006 à 18:17 dans Astronomie | Lien permanent | Commentaires (0)

Bienvenue dans un monde de planètes naines

Pluton et le prix de consolation

Les dernières conclusions du congrès de l'Union Astronomique Internationale viennent de tomber : Pluton n'est officiellement plus une planète ! Ce n'est pas une blague et on imagine d'ici la panique des éditeurs de manuels scolaires à quelques dizaines de jours de la rentrée des classes !!!

Comment a-t-on pu en arriver là ?

Et bien c'est très simple : la zone située aux confins du système solaire appelée Ceinture de Kuiper est très riche en objets astronomiques (en astéroïdes) que l'on commence à découvrir à un rythme rapide, les moyens techniques progressant.

Ces derniers temps des informations qui n'intéressent en général pas le grand public ont commencé à filtrer de plus en plus dans la presse, comme la découverte de Sedna et de la désormais de plus en plus fameuse Xena (aujourd'hui Eris*). En effet, les dimensions de ces astéroïdes et d'une kyrielle d'autres voisinent ou dépassent celles de Pluton.

De là bien sûr découlaient deux attitudes possibles résumées de façon très schématique :
- Si Pluton est une planète et que Xena est plus grosse que Pluton, alors Xena est aussi une planète...
- Si Pluton ressemble à Xena, mais que tous deux ne ressemblent pas vraiment non plus aux autres planètes... alors c'est qu'elles n'en sont pas !

Les astronomes ont choisi à l'unanimité de déclasser Pluton (ce qui était déjà arrivé à Cérès, Pallas, Junon et Vesta, toutes membres de la Ceinture Principale et qui n'ont été "planètes" que pendant quelques dizaines d'années jusqu'en 1850), mais pas d'en refaire un " simple astéroïde", et pour cela de créer une nouvelle classe d'objets célestes : les planètes naines dont le diamètre tourne autour de 800 à 2500 km.

Planetesnaines_2 Selon la nouvelle définition correspondante, trois objets sont pour l'heure "une planète naine" : Pluton, 2003 UB313 (Xena) et Cérès.

Mais d'autres objets dans la zone de Kuiper sont susceptibles de valider ces critères. Il s'agit des astéroïdes suivants : 90482 Orcus, 90377 Sedna, Charon, 50000 Quaoar, 20000 Varuna, 28978 Ixion ainsi que quelque autres "cubewanos" qui n'ont pas encore reçu de nom mais dont certains sont étudiés de près.
Les astrologues intéressés peuvent placer en thème les objets en gras ci-dessus**.

L'on ne sait pas encore très bien sous quel angle envisager Charon, le très gros satellite de Pluton. Peut-être lui devra-t-on l'invention d'une nouvelle catégorie de planète double.

Pour ce qui est de la Ceinture Principale, Vesta est le 2e plus gros astéroïde à peu près sphérique qui pourrait être pressenti avec un diamètre moyen de 530 km (Cérès fait environ 950 km).

Anna L.

_______________________________

* Depuis le 14 septembre 2006 "Xena" est officiellement dénomée Eris.
** Le logiciel en ligne disponible sur le site Astrodienst permet de placer n'importe quel astéroïde ayant reçu une désignation officielle.
Source : Wikipedia, définition "planète naine"

Rédigé le 27/08/2006 à 18:53 dans Astronomie | Lien permanent | Commentaires (0)

Les yeux dans les yeux

Des mini-systèmes d'astéroïdes

Le terme d'astéroïde binaire fait référence à un système où deux astéroïdes orbitent autour de leur centre de gravité commun, à l'imitation des étoiles binaires. Lorsqu'ils sont de tailles équivalentes, ils sont parfois appelés astéroïdes doubles. Cependant on a coutume d'évoquer également ces systèmes sous le terme de "lunes".

L'origine de ces lunes d'astéroïdes n'est pas connue avec certitude. Une des théories les plus largement répandues serait que ces "lunes" seraient formées par des débris qui se seraient détachés de l'astéroïde principal à la suite d'un impact. Une autre possibilité envisageable serait qu'un petit astéroïde aie été capturé par la gravité d'un plus gros.

Combien ?
A la fin des années 70, des hypothèses avaient circulé à propos de 532 Herculina, dont on supposait qu'elle devait avoir une lune. Dans les années qui suivirent on fit référence de plus en plus souvent à des "compagnons" sous le nom de "satellites", mais sans pouvoir le vérifier concrètement.

Il a fallu attendre 1993 et la sonde Galileo, pour que soit découvert Dactyl, la lune de l'astéroïde 243 Ida.
Ici le nom choisi pour ce petit astéroïde-lune est une référence mythologique. Le peuple des Dactyles était réputé vivre sur les flancs de cette montagne.

En 1998 on en découvrit un autre autour de l'astéroïde 45 Eugenia (cf l'article : L'astéroïde du Petit Prince de juillet 2006).
En février 2004 on en dénombrait environ 37. Toutefois rares encore sont ceux qui ont déjà reçu un nom de baptême : il n'y en a que six.

Où sont-ils ?
A l'heure actuelle, on a trouvé le plus grand nombre de mini-systèmes dans la ceinture principale d'astéroïdes. Toutefois, il existe des astéroïdes doubles parmi les Apollos (avec Apollo et Hermès), parmi les Troyens de Jupiter (Patrocle et Menoetius), parmi les Plutinos et les objets transneptuniens.

Astéroïdes ternaires
A cet égard, Pluton représente peut-être le premier "plutino" a avoir été double (avec sa lune Charron), mais il est à présent quadruple car il se retrouve doté de deux nouvelles lunes puisqu'on vient de découvrir Nix et Hydra.  

Et il n'est pas seul sur cette voie. Il existe aussi 87 Sylvia, dans la ceinture principale qui possède... deux lunes : Romulus et Remus. Cette dernière (Remus) est d'ailleurs une découverte française ! Elles ont été découvertes respectivement en 2001 et 2004.
Ici les noms viennent toujours de la mythologie. La mère des deux fondateurs mythiques de Rome se nommait Rhea Silvia.

Des noms
On distinguera Linus (lune de 22 Kalliope (et pas de Snoopy...), Petit Prince autour d'Eugenia, Dactyl autour d'Ida, Romulus et Remus autour de Sylvia, et Menoetius autour de 617 Patrocle.

Dernièrement, l'astéroïde appolo 69230 Hermes dont l'aventure sera racontée dans une autre note, a été retrouvé et il s'agissait bien d'un astéroïde double, ce qui ne manquera pas de ravir les amateurs de symbolisme. Sa lune n'a pas encore reçu de nom, mais je proposerais bien... Caducée ! :-D

source : Wikipedia GB : Asteroid moons

Rédigé le 08/08/2006 à 11:49 dans Astronomie | Lien permanent | Commentaires (0)

Principaux groupements d'astéroïdes

Répartition dans le système solaire

Les astéroïdes n'appartiennent pas tous à la "Ceinture Principale" dont les orbites sont localisées entre Mars et Jupiter. En les répartissant des plus proches du Soleil aux plus éloignés, voici les principaux groupes que l'on peut repérer :

Les géocroiseurs
Ceux-ci sont surveillés comme le lait sur le feu... Leur appellation signifie qu'ils peuvent croiser l'orbite de la Terre, et apparemment il n'y a pas que les Gaulois d'une célèbre bande dessinée qui ont peur que le ciel ne leur tombe sur la tête... Les astronomes aussi ! Ce n'est certainement pas un hasard si l'astéroïde 4179 Toutatis est celui qui croise de plus près l'orbite de la planète...
Cette catégorie d'astéroïdes se subdivise en trois autres classes comprenant les Amors, les Apollos et les Atens. Les Amors frôlent la Terre mais ne croisent pas son orbite. Les Apollo s'approchent et croisent l'orbite terrestre. Les Atens orbitent à l'intérieur de l'orbite terrestre sans la couper.

Les Atens sont censés avoir des noms qui relèvent de la mythologie égyptienne, mais attention aux pièges d'une logique pas toujours à toute épreuve... Par exemple, 3199 Nefertiti n'est pas un Aten mais un Amor !! Il est vrai que la traduction de son nom (la belle est venue) peut laisser entendre qu'elle avait de quoi inspirer l'amour...
42 Isis appartient à la Ceinture d'Astéroïdes ainsi que 1923 Osiris et 1924 Horus...
Notons toutefois que 5011 Ptah, au moins, est géocroiseur sans conteste.
On pourrait également se dire que 2101 Adonis ferait un très bel Amor puisqu'il a su rendre amoureuses les déesses Aphrodite et Perséphone et pourtant c'est... un Apollo !

Les astéroïdes de la Ceinture Principale
Ce sont probablement les plus connus. Ils orbitent "sagement" entre Mars et Jupiter. Cérès et Vesta, parmi les premiers à y avoir été découverts sont aussi les plus gros avec environ 1000 km de diamètre. Selon Wikipedia, plus de 20000 petits corps y sont répertoriés à ce jour.

Les astéroïdes troyens de Jupiter
Au début, l'appellation de "troyen" était réservée à une catégorie bien particulière d'astéroïdes partageant l'orbite de Jupiter, positionnés selon un angle précis (60°) en avant et en arrière de la planète. Cette figure mathématique est appelée "points de Lagrange L4 et L5".
On a choisi de donner les noms des héros l'Illiade à ces astéroïdes, avec la constitution de deux groupes : celui des grecs et celui des troyens. A noter que chacun des deux "camps" possède un "otage" : 624 Hector est dans le groupe des grecs ou  groupe de 588 Achille, et 617 Patrocle est dans le groupe des troyens.

On a découvert ensuite qu'il existait d'autres astéroïdes "troyens" (positionnés selon les points de Lagrange) sur les orbites d'autres planètes. C'est ainsi qu'on peut trouver l'expression : "troyen de Mars" (1 seul) ou "troyen de Neptune" (5 à ce jour).

Les Centaures
Cette catégorie d'astéroïdes (10 représentants) se situe dans le système solaire extérieur, ils orbitent au niveau des planètes géantes, le plus souvent entre Saturne et Neptune. Le premier d'entre eux est 2060 Chiron ainsi nommé à cause de sa nature qu'on soupçonnait hybride au moment de sa découverte. Lorsqu'on a découvert d'autres astéroïdes orbitant dans les mêmes lieux, d'autres noms de centaures mythologiques leur ont été donnés : Pholus, Nessus, Absolus, Chariklo...

La ceinture de Kuiper
On suppose qu'elle comprendrait environ 35000 petits corps mais pour l'instant on en connait environ 800 (tous ne sont pas baptisés). Elle caractérise une zone qui se situe au delà de Neptune, très riche en astéroïdes qui sont appelés KBO ou TNO (pour Kuiper Belt Objects ou Trans-Neptunian Objects).
Cette famille d'astéroïdes éloignés du Soleil se subdivise en plusieurs groupes appelés cubewanos (comme 50000 Quaoar et 28978 Ixion), plutinos (comme Pluton...) et objets épars (comme "Xena").  On ne sait encore quel corps a organisé la dispersion des objets épars qui se trouvent souvent sur des orbites très excentriques et/ou très inclinées, et repérés lorsqu'ils passent au plus près du Soleil ou de l'écliptique.

Rédigé le 20/07/2006 à 14:04 dans Astronomie | Lien permanent | Commentaires (0)

Source des noms attribués

Une fantaisie exponentielle

Les tout premiers astéroïdes doivent leurs noms à des personnages de la mythologie gréco-romaine, mais lorsque le stock commença à s'épuiser, on se mit à en utiliser d'autres : personnages célèbres ou de la littérature, nom des épouses des découvreurs ou de leurs enfants, et même... personnages de télévision.

Le premier astéroïde à recevoir un nom non-mythologique fut 20 Massalia en l'honneur de la cité de Marseille. Pendant un temps, on n'utilisa que des noms de femme (ou des noms féminisés) ; par exemple Alexander von Humbolt fut le premier homme à voir son nom donné à un astéroïde, mais sous la forme de 54 Alexandra.  Cette tradition tacite perdura jusqu'à 334 Chicago, mais même après cela, des noms étrangement féminisés continuèrent d'apparaître dans les listes pendant des années.

A mesure que le nombre d'astéroïdes commença à dépasser la centaine, et même les milliers, les découvreurs commencèrent à leur donner des noms d'une frivolité croissante. Les premiers furent 482 Petrina et 482 Seppina, basé sur le nom de leur chien. Il y eut toutefois une petite controverse à propos de 2309 Mr Spock, qui ne fut pas, comme on peut le supposer, baptisé d'après le personnage de la série Star Trek, mais d'après le chat du découvreur qui présentait avec lui une petite ressemblance (les oreilles pointues, probablement...).

Bien que l'Union Astronomique Internationale aie banni les noms d'animaux familiers comme source de proposition, on continue à proposer et accepter des noms eccentriques, comme 6042 Cheshirecat, 9007 James Bond, 28858 Misterrogers.

Règles spéciales de dénomination

Le baptême d'un astéroïde n'est pas entièrement libre. Certains types d'astéroïdes ont développé des règles pour la source de leur noms. Par exemple les Centaures (orbitant entre Saturne et Neptune) sont nommés d'après les centaures de la mythologie grecque, les Troyens d'après les héros de la Guerre de Troie, et les objets trans-Neptuniens d'après des esprits des mondes souterrains.

Une autre règle bien établie est que les astéroïdes (contrairement aux comètes) ne reçoivent pas le nom de leur découvreur. L'un des moyens de contourner cette règle est de s'échanger la politesse entre découvreurs, et de donner le nom d'un collègue à la découverte qu'on vient de faire... Une exception mérite d'être relevée : 96747 Crespodasilva fut nommé d'après le nom de son découvreur Lucy d'Escoffier Crespo da Silva, décédée à 22 ans très peu de temps après avoir fait cette découverte.

source : Wikipedia GB

Rédigé le 07/07/2006 à 17:27 dans Astronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Les noms d'un astéroïde

Les différentes désignations d'un astéroïde
 
Avant de recevoir un nom de baptême officiel, un astéroïde qu'on vient de repérer reçoit une désignation provisoire qui comporte l'année de sa découverte, un code de deux lettres et parfois s'y ajoutent un nombre.
 
On lui attribue plus tard un numéro ne comportant que des nombres.
 
Et encore quelque années après l'Union Astronomique Internationale se réunit pour procéder à son baptême officiel. En général il se voit donner un nom qui peut être :
- le nom d'une divinité ou de personnage légendaire
- un nom de lieu (géographique)
- le nom d'une personnalité populaire ou historique
- le nom d'un concept...
 
Par exemple, le 15 juin 1934, l'astronome K. Reinmuth a repéré depuis l'observatoire d'Heidelberg (en Allemagne) un astéroïde de la Ceinture Principale qui a reçu la désignation "1934 LA". Il s'est vu attribuer le numéro 1322 et on a fini par l'appeler Coppernicus, en l'honneur du célèbre astronome.
 
1322 Coppernicus (1934 LA) est son nom complet.
 
 
Il existe des astéroïdes ou des planétoïdes découverts tout récemment aux confins du système solaire (au delà de Pluton) qui défraient la chronique. Ils possèdent des surnoms non-officiels.
L'exemple le plus à jour est celui du planétoïde "2003 UB313" qui apparaît être un peu plus grand que Pluton (et donc concourir au titre de planète). Il n'a pas encore reçu de nombre de nomenclature et n'a pas encore été baptisé, mais il est surnommé Xena ou Lila.
 
Des noms qui n'ont guère de chance d'être retenus !
En effet l'UAI se reconnait une règle pour toute planète, planétoïde ou astéroïde découvert au delà de Neptune : leur donner un nom en rapport soit avec des mythes de création originelle, soit des divinités des mondes souterrain ou des enfers.
Ex : Rhadamantus (juge des enfers), ou Orcus.

Rédigé le 01/07/2006 à 23:22 dans Astronomie | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Derniers blogs mis à jour

Amateurs de cailloux

  • Visiteurs

Liens spécialisés

  • La Lyre du Québec - L'actualité astéroïdienne
  • L'Oeil d'Horos Encyclopédie Astéroïdes
  • L'Oeil d'Horos Encyclo Outils
  • Astrology Chart | Centaur, TNO, Asteroid, Uranian Point | Swiss Ephemeris
  • Population de la ceinture de Kuiper
  • Ephemeris
  • Orbit Diagrams
  • List of asteroids - Wikipedia, the free encyclopedia
  • Minor Planet Names: Alphabetical List

À propos de l'auteur

Ajoutez-moi à votre liste de personnes TypePad
Abonnez-vous à ce blog (XML)